Giuramento della Pallacorda

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Jacques-Louis David, Giuramento della Pallacorda, 1791

1leftarrow.pngVoce principale: Rivoluzione francese.

Il Giuramento della Pallacorda è un patto stipulato nel 1789 in Francia.

Immediatamente dopo la prima riunione degli Stati Generali a Versailles il 5 maggio 1789, le delegazioni di nobiltà e clero si opposero alle proposte di procedura elettorale avanzate dal terzo stato che, essendo il gruppo più numeroso, con il sistema del voto per testa si sarebbe assicurato la maggioranza.

Dopo sei settimane di stasi i rappresentanti del terzo stato si proclamarono Assemblea Nazionale, attribuendosi il potere esclusivo di legiferare in materia fiscale.

Il 20 giugno 1789 il re ordinò la chiusura della sala dove si riuniva abitualmente l'Assemblea (una sala dell'Hôtel des Menus-Plaisirs a Versailles) con il pretesto di eseguirvi dei lavori di manutenzione, cercando in questo modo di impedire qualsiasi riunione. L'Assemblea Nazionale, su proposta del deputato Joseph-Ignace Guillotin, spostò le proprie deliberazioni in una sala vicina adibita al gioco della pallacorda, dove i deputati giurarono di non separarsi in nessun caso e di riunirsi ovunque le circostanze lo avrebbero richiesto, fino a che la Costituzione francese non fosse stata stabilita e affermata su solide fondamenta (Giuramento della Sala della Pallacorda o Giuramento della Pallacorda)

Successivamente molti rappresentanti del basso clero (sensibili ai problemi dei contadini) e alcuni nobili liberali (vicini alle idee illuministe dei borghesi) si unirono all'Assemblea, la quale si autoproclamò Assemblea Nazionale Costituente il 9 luglio 1789.

Testo ufficiale del giuramento[modifica | modifica wikitesto]

Procès verbal de la prestation du serment du Jeu de Paume Page de signatures - Archives Nationales - AE-I-5.jpg

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) fu l'autore del Giuramento della Pallacorda:

«L’Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale;

Arrête que tous les membres de cette assemblée prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres et chacun d’eux en particulier confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable.

Lecture faite de l’arrêté, M. le Président a demandé pour lui et pour ses secrétaires à prêter le serment les premiers, ce qu’ils ont fait à l’instant ; ensuite l’assemblée a prêté le même serment entre les mains de son Président. Et aussitôt l’appel des Bailliages, Sénéchaussées, Provinces et Villes a été fait suivant l’ordre alphabétique, et chacun des membres * présents [en marge] en répondant à l’appel, s’est approché du Bureau et a signé.

[en marge] * M. le Président ayant rendu compte à l’assemblée que le Bureau de vérification avait été unanimement d’avis de l’admission provisoire de douze députés de S. Domingue, l’assemblée nationale a décidé que les dits députés seraient admis provisoirement, ce dont ils ont témoigné leur vive reconnaissance ; en conséquence ils ont prêté le serment, et ont été admis à signer le procès verbal l’arrêté.

Après les signatures données par les Députés, quelques uns de MM. les Députés, dont les titres ne sont pas [….] jugés, MM. les Suppléants se sont présentés, et ont demandé qu’il leur fût donc permis d’adhérer à l’arrêté pris par l’assemblée, et à apposer leur signature, ce qui leur ayant été accordé par l’assemblée, ils ont signé.

M. le Président a averti au nom de l’assemblée le comité concernant les subsistances de l’assemblée dès demain chez l’ancien des membres qui le composent. L’assemblée a arrêté que le procès verbal de ce jour sera imprimé par l’imprimeur de l’assemblée nationale.

La séance a été continuée à Lundi vingt-deux de ce mois en la salle et à l’heure ordinaires ; M. le Président et ses Secrétaires ont signé.»

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